Être prêt pour son évaluation annuelle

L’évaluation de rendement annuelle est un exercice qui peut s’avérer anxiogène pour plusieurs, d’autant plus qu’il est souvent lié aux augmentations salariales. Ce stress peut toutefois être évité pour autant qu’on se prépare convenablement à la démarche.

Le succès de son évaluation annuelle commence souvent bien avant la rencontre elle-même, prévient Marie-Hélène Chèvrefils, fondatrice et conseillère principale d’Evō Conseils, une firme montréalaise offrant des services de consultation en gestion des ressources humaines. « La première chose qu’il faut savoir, c’est de quelle façon on va être évalué, explique-t-elle. Est-ce que c’est une ou plusieurs rencontres? Qui va m’évaluer? Quelles sont les attentes? Qu’est-ce qui arrive si je ne les satisfais pas? Ce sont toutes de très bonnes questions qu’il ne faut pas hésiter à poser à ses gestionnaires ».

En s’informant ainsi non seulement du processus lui-même, mais de ce qui est attendu de nous, il est beaucoup plus facile de prendre part activement à l’évaluation. « Et il ne faut pas oublier que des attentes, ça se négocie », dit-elle.

Baser la discussion sur des faits

Une bonne façon de se sentir en contrôle durant l’évaluation est aussi de tenir un journal de bord au courant de l’année, qui pourra nous servir de base pour la discussion, conseille Marie-Hélène Chèvrefils. « Le journal peut contenir nos bons coups, nos réalisations faites tout au long de l’année, les bons commentaires reçus des patrons, et aussi des clients, des collègues des parties prenantes, etc. », précise-t-elle.

Le principal avantage de ce journal de bord, c’est qu’il permet ensuite d’appuyer la discussion sur des faits vérifiables plutôt que sur des impressions. De plus, il aide à se souvenir des bons coups réalisés au début de l’année, plutôt que de centrer la discussion seulement sur les événements des dernières semaines, ajoute la conseillère.

Une bonne évaluation commence par soi-même

La tenue d’un journal permet aussi de nourrir sa propre évaluation de sa performance. « Beaucoup d’organisations permettent qu’on procède à son autoévaluation, qui pourra être comparée à celle des gestionnaires, rappelle-t-elle. Si ce n’est pas possible, pourquoi ne pas la faire quand même? Cela permet d’avoir un coup d’avance et d’amorcer la discussion sur une base rationnelle. »

Une autre façon de réduire le stress associé aux évaluations de fin d’année, c’est simplement de ne pas attendre l’évaluation elle-même pour aller chercher de la rétroaction auprès de ses gestionnaires, suggère Marie-Hélène Chèvrefils.

La clé pour réduire le stress, c’est de regagner le contrôle de la situation, confie la conseillère. « C’est vrai non seulement pour les évaluations, mais aussi pour toutes les situations de travail. Et pour regagner le contrôle, ça prend une bonne préparation afin d’être moins émotif le moment venu et donc plus crédible et surtout d’être entendu », conclut-elle.

 

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